13/05/2006

La pervenche.(Alphonse de Lamartine)

Pâle fleur, timide pervenche Je sais la place où tu fleuris, Au pied des monts, ton front se penche Pour mieux charmer nos yeux épris ! Une source tout près palpite Où s'abreuve le merle noir ; Il y chante et moi je médite Souvent de l'aube jusqu'au soir. C'est dans un sentier qui se cache Sous ses deux bords de noisetiers Où pleut, sur l'ombre qu'elle tache La neige des blancs églantiers O fleur ! que tu en dis des choses A mon amour, quand je reviens, Quand tu me parles à lèvres closes, Et que mon coeur écoute le tien...

17:11 Écrit par ethoc1 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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